Türkiye Cumhuriyeti

Avrupa Birliği Daimi Temsilciliği

Konuşma Metinleri

Paroles prononcées par Monsieur l'Ambassadeur Kuneralp, lors de la cérémonie où lui ont été remis les insignes de chevalier de la Légion d’honneur, 01.03.2011

PAROLES PRONONCEES PAR MONSIEUR L’AMBASSADEUR SELIM KUNERALP, DELEGUE PERMANENT DE LA TURQUIE AUPRES DE L’UNION EUROPEENNE,
LORS DE LA CEREMONIE OU LUI ONT ETE REMIS LES INSIGNES DE
CHEVALIER DE LA LEGION D’HONNEUR
PAR MONSIEUR BERNARD EMIE, AMBASSADEUR DE FRANCE EN TURQUIE
Bruxelles, le 1er mars 2011)

Messieurs les Ambassadeurs,
Chers Amis,

C’est avec un mélange de fierté et d’humilité que je reçois de vos mains Monsieur l’Ambassadeur Emié, les insignes de Chevalier de la Légion d’honneur. Fierté car je connais la valeur de cette distinction, humilité car je suis conscient de ma maigre contribution au succès de la saison turque en France pour laquelle elle m’a été décernée. Je suis heureux de voir que la France a su reconnaitre les efforts d’autres de mes compatriotes qui se sont investis dans cette entreprise commune. Je regrette que nous n’ayons pas en Turquie de distinction comparable car le rôle que vous Monsieur l’Ambassadeur Emié avez personnellement joué dans l’organisation de cette saison a été déterminant et mérite d’être souligné.

Je me souviens qu’après une de nos toutes premières rencontres, alors que vous veniez d’entrer en fonction à Ankara, je vous avais invité à un déjeuner que j’offrais à l’occasion d’une de nos réunions préparatoires de la saison avec vos collègues de l’Ambassade. Vous aviez répondu que vous viendriez à ce déjeuner avec plaisir mais que vous comptiez également assister à la réunion elle-même, chose que vous avez faite et que je n’attendais pas car cette réunion avait duré toute une journée. Dès le premier instant, vous vous êtes engagé dans l’organisation de cette saison avec le même enthousiasme que les membres de l’équipe turque, car vous avez compris l’importance de l’enjeu qu’elle représentait pour les relations entre nos deux pays. Comme tous mes collègues de la partie turque, je vous suis profondément reconnaissant pour cela.

La saison n’aurait pas pu avoir le succès qui l’a caractérisé si les autorités françaises à tous les niveaux, national, régional et local n’avaient pas partagé notre désir de mieux faire connaitre au public français la Turquie et son passé glorieux mais aussi sa riche culture contemporaine et son vaste potentiel économique. Quand l’idée m’avait été suggérée de faire demander aux autorités de la Ville de Paris la permission d’illuminer la Tour Eiffel aux couleurs turques à l’occasion de l’inauguration par nos deux chefs d’état de l’exposition sur Istanbul au Grand-Palais, j’avais réagi avec une totale incrédulité, étant persuadé que cette autorisation ne serait jamais accordée. Et pourtant, elle l’a été et seulement pour la deuxième fois dans l’histoire un pays étranger a pu utiliser la Tour Eiffel à cette fin. De même, nous avons pu nous servir des jardins des Tuileries et d’autres sites de plein air pour présenter au grand public français toutes sortes d’activités ayant pour but de lui faire connaitre tel ou tel aspect de notre vaste culture. Cela n’aurait pas pu se faire sans le concours actif des autorités françaises. Au total, plus de quatre cents événements de tout genre ont été organisés tout au long des neuf mois qu’a duré la saison. Je ne doute pas que ses effets se feront sentir à long terme et qu’elle a atteint son but de montrer à nos amis français tout ce que la Turquie peut leur offrir, en matière de richesses culturelles mais aussi d’avantages économiques.

Encore une fois, merci pour cette décoration qui m’honore infiniment. Permettez-moi à cette occasion d’exprimer ma gratitude envers les principaux membres de l’équipe française qui avec vous Monsieur l’Ambassadeur Emié nous ont accordé un soutien aussi précieux qu’indispensable. Je pense plus particulièrement à Henri de Castries qui co-présidait notre Comité et qui a si bien su mobiliser les milieux d’affaires français en faveur de la saison, à mes deux homologues successifs au Quai d’Orsay, Anne Gazeau-Secret et Christian Masset, à Stanislas Pierret dont l’enthousiasme contagieux nous a permis de mieux affronter les mauvais moments, et à bien d’autres encore qui méritent notre reconnaissance pour un travail fait de manière exemplaire. Merci à vous Monsieur l’Ambassadeur Etienne pour avoir été à l’origine de cette saison dans vos fonctions antérieures et pour votre hospitalité aujourd’hui. Merci à tous mes amis ici présents qui ont pris la peine de se joindre à nous pour cette cérémonie dont je garderai toujours un souvenir vivace.

Enfin, Monsieur l’Ambassadeur Emié, je sais que vous approchez du terme de votre mission en Turquie. Lorsque nous nous sommes connus, il y a bientôt quatre ans, je vous avais dit que je ne vous enviais pas, car votre tâche était bien difficile dans l’état actuel de nos relations bilatérales, de même que l’est celle de votre homologue turc à Paris que je n’envie pas non plus. Et pourtant, vous l’avez remplie avec un enthousiasme et une bonne humeur sans bornes que j’ai toujours admirés. Vous vous êtes fait un très grand nombre d’amis en Turquie et je sais que vous ne nous oublierez pas de même que nous ne vous oublierons pas non plus. Sachez que je sonnerai à votre porte quand je me trouverai dans la ville où vous emmènent vos nouvelles fonctions.